[Andorhal] La tour de guet
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[Andorhal] La tour de guet
Andorhal, par une belle matinée ensoillée.
Alors que les toits d'ardoise bleutée se doraient aux lueurs timides du jour. Alors que la necrogarde entassait de nouveaux cadavres humains dans les rues y faisant leur petites emplettes de membres frais. Alors que même, vaquant à leur ronde de passage, le Cercle des Serres Noires convergeait machinalement en un point, une irréductible auberge d'architecture humaine qui se dressait encore là avec arrogance dans l'étau corrupteur réprouvé. Pour vis-à-vis, une tour massive de pierre taillée de plein pied, était devenu la principale attraction du jour. La nécrogarde avait alors remarqué la dangerosité de son inclinaison et s'était vite alarmée pour consolider le tout à l'aide de poutrelles de bois, et autres mécanismes de fortune afin de préserver une hauteur non négligeable à guetter l'arrivant inopiné. C'est à son sommet que deux réprouvés avaient choisi de prendre leur quart et à prendre possession des vestiges militaires laissés derrière le conflit sanglant de la prise d'Andorhal.
"Si j'pouvais soupirer j'crois que je n'aurais eu suffisement pas de souffle pour signifier à quel point cela est tout à fait morteeeellll de faire ce tour de garde aujourd'hui..." ruminait un nécrogarde qui s'affairait sur une manivelle sur un petit canon. Chaque cliqueti des rouages s'accompagnait de craquement à la jointure de ses coudes. Il gardait au viseur la lune qui s'effacait doucement dans le ciel d'azur.
-Tu l'as dis, mon crado ! Mais fort heureusement pour nous, y'a de quoi s'occuper ! répliquait alors son comparse cadavérique juste à coté à astiquer vigoureusement l'intérieur du canon. De son autre main, il tenait son globe occulaire qui lui servait pour inspecter étroitement le mécanisme nettoyé avant de le remettre à sa place, roulant sur lui même en son crâne vide.
-Oui, j'avoue que mon nouveau bras gauche est un peu lourd, et je pourrais perdre en précision...grinça le premier entre ses dents pourries tout en faisant quelques haussements d'épaule à son bras engourdi. Il dégaina un tromblon imposant dont il eu sur l'instant du mal à orienter correctement vers le ciel.
-Nyahaha, c'est vrai que tu es bien gauche, mon crado ! ricanna l'autre en le voyant déséquilibré.
A ses pieds caquetait une dizaine de poule qui se dandinait complètement déboussolée.
-Allez, 'fais péter ! Pressé de faire cracher le feu à son arme, le nécrogarde arma et se concentra dans le viseur.
-C'est parti... POULE !! lança son second en chargeant une des poules à ses pieds, il mit le feu au poudre et fit rugir le petit canon dans une bourrasque de fumée et de plumes, les faisant vasciller, et remuant la tour déjà bien assez fragilisée.
Le volatille piqua d'une traite dans le ciel en hurlant dans le sillage de ses plumes, le croupion enflammé alors que le réprouvé la garda bien en joug, tout sourire sur une dentition noircie, attendant le moment propice pour appuyer sur la gachette...
Encore un peu...encore un peu...MAINTENANT ! se dit il alors qu'il ordonnait à lui même, sa main gauche ne lui obéissait pas. Il en devenait fou à chaque seconde, à chaque plume qui tombait, il perdait un peu plus le tir parfait, rageant à ne pas comprendre le disfonctionnement de ce nouveau membre pourtant bien valide quelques minutes plus tôt sur le corps beuglant de l'écarlate.
-BORDEL ! cracha-t-il en jetant son fusil à ses pieds.
Le nécrogarde s'observa un instant dans une minute de silence alors que son acolyte commençait à percuter la situation, le torraxe gonflé pret à exploser de rire.
- ...
-...Mais mais ! entre deux pouffements moqueurs.
-Tu la ferme ! cracha-t-il dans un grondement rauque, il assena l'autre d'un regard des plus mauvais nourris par des ombres dansantes au creux de ses yeux morts. Son bras gauche se crispait alors instinctivement en un poing.... un poing d'une main droite...
Son camarade avait beau contenir, il fit exploser son rire par une brèche de sa trachée. S'appretant bien trop tard à en boucher le trou de ses mains, alors que l'autre en face furibond, l'exécuta sans autre forme de procès, faisant voler le crâne dans le ciel.
-Gauche, peut-être. Mais toujours droit au but !
Le réprouvé se pencha alors sur le corps décapité du garde et commenca à le dépecer en chantonnant, lui confisquant sa main gauche. Il s'apprêtait alors à descendre de la tour et se tourna sur la dépouille hoquetante inerte.
-Et... merci pour le coup de main ! dit-il en agitant la main droite fièrevement.
[HRP] Ce topic est ouvert à tous ceux qui voudraient alimenter un tour de garde au sommet de la tour ou prendre la suite direct du réprouvé.
Alors que les toits d'ardoise bleutée se doraient aux lueurs timides du jour. Alors que la necrogarde entassait de nouveaux cadavres humains dans les rues y faisant leur petites emplettes de membres frais. Alors que même, vaquant à leur ronde de passage, le Cercle des Serres Noires convergeait machinalement en un point, une irréductible auberge d'architecture humaine qui se dressait encore là avec arrogance dans l'étau corrupteur réprouvé. Pour vis-à-vis, une tour massive de pierre taillée de plein pied, était devenu la principale attraction du jour. La nécrogarde avait alors remarqué la dangerosité de son inclinaison et s'était vite alarmée pour consolider le tout à l'aide de poutrelles de bois, et autres mécanismes de fortune afin de préserver une hauteur non négligeable à guetter l'arrivant inopiné. C'est à son sommet que deux réprouvés avaient choisi de prendre leur quart et à prendre possession des vestiges militaires laissés derrière le conflit sanglant de la prise d'Andorhal.
"Si j'pouvais soupirer j'crois que je n'aurais eu suffisement pas de souffle pour signifier à quel point cela est tout à fait morteeeellll de faire ce tour de garde aujourd'hui..." ruminait un nécrogarde qui s'affairait sur une manivelle sur un petit canon. Chaque cliqueti des rouages s'accompagnait de craquement à la jointure de ses coudes. Il gardait au viseur la lune qui s'effacait doucement dans le ciel d'azur.
-Tu l'as dis, mon crado ! Mais fort heureusement pour nous, y'a de quoi s'occuper ! répliquait alors son comparse cadavérique juste à coté à astiquer vigoureusement l'intérieur du canon. De son autre main, il tenait son globe occulaire qui lui servait pour inspecter étroitement le mécanisme nettoyé avant de le remettre à sa place, roulant sur lui même en son crâne vide.
-Oui, j'avoue que mon nouveau bras gauche est un peu lourd, et je pourrais perdre en précision...grinça le premier entre ses dents pourries tout en faisant quelques haussements d'épaule à son bras engourdi. Il dégaina un tromblon imposant dont il eu sur l'instant du mal à orienter correctement vers le ciel.
-Nyahaha, c'est vrai que tu es bien gauche, mon crado ! ricanna l'autre en le voyant déséquilibré.
A ses pieds caquetait une dizaine de poule qui se dandinait complètement déboussolée.
-Allez, 'fais péter ! Pressé de faire cracher le feu à son arme, le nécrogarde arma et se concentra dans le viseur.
-C'est parti... POULE !! lança son second en chargeant une des poules à ses pieds, il mit le feu au poudre et fit rugir le petit canon dans une bourrasque de fumée et de plumes, les faisant vasciller, et remuant la tour déjà bien assez fragilisée.
Le volatille piqua d'une traite dans le ciel en hurlant dans le sillage de ses plumes, le croupion enflammé alors que le réprouvé la garda bien en joug, tout sourire sur une dentition noircie, attendant le moment propice pour appuyer sur la gachette...
Encore un peu...encore un peu...MAINTENANT ! se dit il alors qu'il ordonnait à lui même, sa main gauche ne lui obéissait pas. Il en devenait fou à chaque seconde, à chaque plume qui tombait, il perdait un peu plus le tir parfait, rageant à ne pas comprendre le disfonctionnement de ce nouveau membre pourtant bien valide quelques minutes plus tôt sur le corps beuglant de l'écarlate.
-BORDEL ! cracha-t-il en jetant son fusil à ses pieds.
Le nécrogarde s'observa un instant dans une minute de silence alors que son acolyte commençait à percuter la situation, le torraxe gonflé pret à exploser de rire.
- ...
-...Mais mais ! entre deux pouffements moqueurs.
-Tu la ferme ! cracha-t-il dans un grondement rauque, il assena l'autre d'un regard des plus mauvais nourris par des ombres dansantes au creux de ses yeux morts. Son bras gauche se crispait alors instinctivement en un poing.... un poing d'une main droite...
Son camarade avait beau contenir, il fit exploser son rire par une brèche de sa trachée. S'appretant bien trop tard à en boucher le trou de ses mains, alors que l'autre en face furibond, l'exécuta sans autre forme de procès, faisant voler le crâne dans le ciel.
-Gauche, peut-être. Mais toujours droit au but !
Le réprouvé se pencha alors sur le corps décapité du garde et commenca à le dépecer en chantonnant, lui confisquant sa main gauche. Il s'apprêtait alors à descendre de la tour et se tourna sur la dépouille hoquetante inerte.
-Et... merci pour le coup de main ! dit-il en agitant la main droite fièrevement.
[HRP] Ce topic est ouvert à tous ceux qui voudraient alimenter un tour de garde au sommet de la tour ou prendre la suite direct du réprouvé.

L'Ombre Serre- Conteur
- Messages: 66
Date d'inscription: 18/02/2010

Re: [Andorhal] La tour de guet
Quelques mois s'étaient écoulés depuis l'incident ou un crétin s'était fait tué par crétin numéro deux, l'exécuteur local mis dix secondes a jugé ce dernier, le temps qu'il fallait pour séparer sa tête de ses épaules.
Puis le corps décapité fut utilisé pour assembler une abomination, tellement plus efficace et contrôlable, le nécrogarde exécuté était pour tout dire bien plus utile en pièces détachées que de son non-vivant, sans compter que ce traitement de faveur avait son effet sur la discipline des autres nécrogardes.
La mort des deux idiots laissa un vide dans les effectifs de la garde d'Andorhal, et depuis un seul nécrogarde était en poste au sommet de la tour. C'était bien suffisant.
Jusqu'à ce qu'un worgen suicidaire et une humaine trop curieuse furent vus aux alentours d'Andorhal. L'homme-loup fut occis non sans mal, et l'humaine eut le temps de s'enfuir. Cette petite intrusion ne présageait rien de bon, et beaucoup pensaient qu'une attaque de l'Alliance se préparait. La garde était maintenant sur le qui-vive, tout comme les Serres Noires.
Murmure montait les marches de la tour en boitant, elle s'était portée volontaire pour faire le guet au sommet. C'était surtout parce que c'était le seul moyen qu'elle avait de se rendre utile pour le moment : Son nouveau bras droit était encore comme engourdi, elle pouvait le déplacer, mais elle avait beau vouloir faire des gestes vifs, le membre répondait mollement.
De plus, elle était blessée a la jambe, une blessure dont elle avait un peu honte. Elle était aux Maleterres de l'Est, quand soudain Aile-de-Mort est apparu et a commencer a mettre a feu la Croisée de Corin, interrompant un combat opposant la nécrotraqueuse a des sectateurs du Fléau. Tous furent instantanément enveloppés dans les flammes, mais heureusement pour Murmure, elle se trouvait juste a coté du lac. Elle y avait aussitôt plongé, juste pour rencontrer un autre problème : un poisson géant un peu farouche qui lui mordit la jambe. Elle avait réussi a dégager sa jambe, et a bloqué une nouvelle morsure du poisson, en agrippant ses dents de ses mains. Celui-ci la poussa dans l'eau jusqu'au fond du lac. Malheureusement pour la morte-vivante, elle avait lâchées ses armes en plongeant. Après quelques secondes a essayer de garder la gueule du poisson a bonne distance de son visage, coincée sur le dos entre le fond et le poisson, elle enfonça les griffes de sa main gauche dans le globe oculaire du poisson, qui s'enfuit alors a toute vitesse.
Certes, elle était sauve, mais toujours coincée dans le lac. Elle n'avais jamais vraiment aimé l'eau, et était une piètre nageuse, mais avec son armure qui l'alourdissait, son bras droit quasi-inutile et sa jambe qui l’élançait... Elle avait envie de rire, mais c'était un peu difficile ici. Elle resta gigoter un moment dans le fond, puis croisa les bras et secoua la tête. Elle attendit dans le fond une minute, puis deux, puis dix... Heureusement pour elle, les morts ne respirent plus. Elle sentait ses poumons pleins d'eau, pas pratique pour remonter, et les abords du lac -qui était autrefois un simple ravin- étaient plutôt raides.
Finalement, c'était Mérhiana qui était venue a son aide, l'avait extirpé du lac alors qu'elle se promenait au fond pour voir si il y avait un moyen de remonter, puis emmené a la tour de l'Aube d'Argent la plus proche.
Elle arriva enfin au sommet de la tour, elle perdit l'équilibre et tomba lamentablement en avant.
"Mmmerde."
Elle releva la tête et vit le nécrogarde posté là qui la regardait avec des yeux gros comme ceux d'un murloc, l'air étonné du garde laissa vite place a un début de sourire et des yeux rieurs, des hoquets de rires emplirent sa poitrine alors qu'il semblait se retenir de toute ses forces.
"Pas un mot, je viens prendre la relève, mais si vous voulez je vous laisse vous faire chier ici encore une journée !" Elle se releva en grimaçant, ayant un peu de mal a retrouvé son équilibre.
"Oui m'dame. J'imagine qu'on risque plus rien avec vous ici !" Il partit en riant. Il s'arrêta quand il sentit la morte-vivant tapoter son épaule. Il se retourna et un coup de poing vint heurter sa mâchoire. Il décampa aussi vite que possible.
Elle secoua sa main douloureuse, regardant le garde s'enfuir, avec une petite pointe de remords.
"Hey ! Désolée ! Je me suis emportée !" Pas de réponse. Elle haussa les épaules. Mince... Elle n'aimait pas être aussi susceptible, ça n'apporte que des ennuis. Tant pis.
Bon, elle faisait le guet, et maintenant ? Elle n'allait tout de même pas restée plantée là à admirer le paysage pendant des heures.
Elle s'approcha du bord de la tour et lança un regard circulaire aux alentours. Pas mal, la vue ! Elle se tourna vers le sud. Impossible de voir le camp du Noroit, par contre... fichue forêt. Elle retourna du coté nord, c'était tout de même plus intéressant, un nécrogarde se tournait les pouces en bas, un autre se massait la mâchoire, et gougoule attendait les bras ballants devant l'entrée, d'ici, elle donnait l'air d'avoir envie de bouffer les nécrogardes. Ou bien c'était son regard idiot habituel ?...
Ha, on pouvait voir en partie les dortoirs d'ici, pour peu que les volets soient ouverts. Quelle intimité ! L’Alliance construit vraiment n'importe comment...
Elle s'assit sur le muret et observa l'auberge.
Puis le corps décapité fut utilisé pour assembler une abomination, tellement plus efficace et contrôlable, le nécrogarde exécuté était pour tout dire bien plus utile en pièces détachées que de son non-vivant, sans compter que ce traitement de faveur avait son effet sur la discipline des autres nécrogardes.
La mort des deux idiots laissa un vide dans les effectifs de la garde d'Andorhal, et depuis un seul nécrogarde était en poste au sommet de la tour. C'était bien suffisant.
Jusqu'à ce qu'un worgen suicidaire et une humaine trop curieuse furent vus aux alentours d'Andorhal. L'homme-loup fut occis non sans mal, et l'humaine eut le temps de s'enfuir. Cette petite intrusion ne présageait rien de bon, et beaucoup pensaient qu'une attaque de l'Alliance se préparait. La garde était maintenant sur le qui-vive, tout comme les Serres Noires.
Murmure montait les marches de la tour en boitant, elle s'était portée volontaire pour faire le guet au sommet. C'était surtout parce que c'était le seul moyen qu'elle avait de se rendre utile pour le moment : Son nouveau bras droit était encore comme engourdi, elle pouvait le déplacer, mais elle avait beau vouloir faire des gestes vifs, le membre répondait mollement.
De plus, elle était blessée a la jambe, une blessure dont elle avait un peu honte. Elle était aux Maleterres de l'Est, quand soudain Aile-de-Mort est apparu et a commencer a mettre a feu la Croisée de Corin, interrompant un combat opposant la nécrotraqueuse a des sectateurs du Fléau. Tous furent instantanément enveloppés dans les flammes, mais heureusement pour Murmure, elle se trouvait juste a coté du lac. Elle y avait aussitôt plongé, juste pour rencontrer un autre problème : un poisson géant un peu farouche qui lui mordit la jambe. Elle avait réussi a dégager sa jambe, et a bloqué une nouvelle morsure du poisson, en agrippant ses dents de ses mains. Celui-ci la poussa dans l'eau jusqu'au fond du lac. Malheureusement pour la morte-vivante, elle avait lâchées ses armes en plongeant. Après quelques secondes a essayer de garder la gueule du poisson a bonne distance de son visage, coincée sur le dos entre le fond et le poisson, elle enfonça les griffes de sa main gauche dans le globe oculaire du poisson, qui s'enfuit alors a toute vitesse.
Certes, elle était sauve, mais toujours coincée dans le lac. Elle n'avais jamais vraiment aimé l'eau, et était une piètre nageuse, mais avec son armure qui l'alourdissait, son bras droit quasi-inutile et sa jambe qui l’élançait... Elle avait envie de rire, mais c'était un peu difficile ici. Elle resta gigoter un moment dans le fond, puis croisa les bras et secoua la tête. Elle attendit dans le fond une minute, puis deux, puis dix... Heureusement pour elle, les morts ne respirent plus. Elle sentait ses poumons pleins d'eau, pas pratique pour remonter, et les abords du lac -qui était autrefois un simple ravin- étaient plutôt raides.
Finalement, c'était Mérhiana qui était venue a son aide, l'avait extirpé du lac alors qu'elle se promenait au fond pour voir si il y avait un moyen de remonter, puis emmené a la tour de l'Aube d'Argent la plus proche.
Elle arriva enfin au sommet de la tour, elle perdit l'équilibre et tomba lamentablement en avant.
"Mmmerde."
Elle releva la tête et vit le nécrogarde posté là qui la regardait avec des yeux gros comme ceux d'un murloc, l'air étonné du garde laissa vite place a un début de sourire et des yeux rieurs, des hoquets de rires emplirent sa poitrine alors qu'il semblait se retenir de toute ses forces.
"Pas un mot, je viens prendre la relève, mais si vous voulez je vous laisse vous faire chier ici encore une journée !" Elle se releva en grimaçant, ayant un peu de mal a retrouvé son équilibre.
"Oui m'dame. J'imagine qu'on risque plus rien avec vous ici !" Il partit en riant. Il s'arrêta quand il sentit la morte-vivant tapoter son épaule. Il se retourna et un coup de poing vint heurter sa mâchoire. Il décampa aussi vite que possible.
Elle secoua sa main douloureuse, regardant le garde s'enfuir, avec une petite pointe de remords.
"Hey ! Désolée ! Je me suis emportée !" Pas de réponse. Elle haussa les épaules. Mince... Elle n'aimait pas être aussi susceptible, ça n'apporte que des ennuis. Tant pis.
Bon, elle faisait le guet, et maintenant ? Elle n'allait tout de même pas restée plantée là à admirer le paysage pendant des heures.
Elle s'approcha du bord de la tour et lança un regard circulaire aux alentours. Pas mal, la vue ! Elle se tourna vers le sud. Impossible de voir le camp du Noroit, par contre... fichue forêt. Elle retourna du coté nord, c'était tout de même plus intéressant, un nécrogarde se tournait les pouces en bas, un autre se massait la mâchoire, et gougoule attendait les bras ballants devant l'entrée, d'ici, elle donnait l'air d'avoir envie de bouffer les nécrogardes. Ou bien c'était son regard idiot habituel ?...
Ha, on pouvait voir en partie les dortoirs d'ici, pour peu que les volets soient ouverts. Quelle intimité ! L’Alliance construit vraiment n'importe comment...
Elle s'assit sur le muret et observa l'auberge.

Murmure Nightray- Messages: 180
Date d'inscription: 17/04/2011
Parchemin d'identification
Race: Réprouvée
Classe: Voleuse
Spécialité principale:
Re: [Andorhal] La tour de guet
Une nouvelle nuit sourde aux tourments du commun des mortels, insaisissable, perpétuelle, intangible et immuable. L'ombre courait dans les cieux depuis des heures, se noyant dans l'encre de l'éther illimité, l'océan limpide et muse de tous les arts. Le bruissement de son ramage chuintait de concert avec la brise, les ailes d'ébène fendaient le ciel sous l'indifférence de la lune, dans un chemin aérien toujours aussi noir. Dans le sillon des ombres, de l'invisible, de l'éphémère, de l'impalpable, il poursuivait sa route, scrutateur attentif et calme, une serre de l'ombre insolite parmi les serres noires. Quelque part au-dessus de tous, il planait sans prendre gare, rien ne pouvait l'atteindre si ce n'était que le vent, pas arrogant ni espiègle, juste l'observateur là où l’œil ne voyait plus.
Après une série de larges cercles silencieux, le voici qu'il interrompt sa danse monotone, se dérobant dans sa tunique sombre, et plonge en piqué gracieux vers la haute tour de garde. Sa descente vertigineuse est amortie comme par magie et les larges griffes opaques se dévoilent sous le duvet pour cramponner l'épaule qui l'attendait là, un perchoir immobile de cuir sur une chaire pâle qu'elles pourraient broyer sans mal si seulement cette idée sinistre l'avait traversé un instant.
Après une série de larges cercles silencieux, le voici qu'il interrompt sa danse monotone, se dérobant dans sa tunique sombre, et plonge en piqué gracieux vers la haute tour de garde. Sa descente vertigineuse est amortie comme par magie et les larges griffes opaques se dévoilent sous le duvet pour cramponner l'épaule qui l'attendait là, un perchoir immobile de cuir sur une chaire pâle qu'elles pourraient broyer sans mal si seulement cette idée sinistre l'avait traversé un instant.

Le scrutateur- Messages: 2
Date d'inscription: 16/01/2012
Re: [Andorhal] La tour de guet
Dans les froides vapeurs de la nuit claquent les plumes, seul son distinct dans le pesant silence.
L’éclair bleu-nuit traverse l’horizon. Mais mieux ne pas s’attacher à cette fugace apparition.
Plume-De-Nuit guide vers la sortie les âmes qui errent et restent comme sans vie. Ici tout est déformé par l’atrophie des sens. Celui qui ne connaît pas son chemin ne voit rien alors qu’il y a tout, les bruits les plus doux semblent des attaques d’invisibles ennemis, les odeurs sont flairées avec méfiance.
Plume-De-Nuit se défie de cette ambiance. C’est pour lui devenu familier et il n’éprouve aucune peine à dans ces lieux évoluer.
Au cours d’une de ses traversées, dans les froides vapeurs, Plume-De-Nuit sentit une caresse, un frôlement. Tournant la tête, il vit par-dessus son bec une esquisse nacrée. Elle flottait à ses côtés, perdue dans les courants aériens.
- Bonjour Heureux visiteur, je suis Plume-De-Nuit. Et toi, quel est ton nom ? S’enquit l’oiseau au noir vêtement.
- Je ne sais plus vraiment, lui répondit l’être blanc.
- Alors je te nommerai Plume-De-Neige, Larme-De-Lune, Âme-De-Brume ou encore Sourire-Solaire, croassa le Charon des airs. Tu es la bienvenue. N’aie pas peur, tu n’es pas perdue. Suis-moi et je te montrerai le chemin pour qu’à l’aube tu retrouves les tiens. Dis-moi simplement d’où tu viens.
Après un moment d’hésitation, l’oiseau à l’étincelant plastron soupira : « je viens de Hurlevent je crois ».
Un long silence naquit entre eux qui en dit long sur leurs vœux. L’une voulait rentrer chez elle après un long voyage, ayant fait cette rencontre elle reprenait courage. L’autre également regagnait sa demeure, et en route il sentit battre son cœur.
Bien peu de mots furent échangés. Aux interrogations, seuls des sourires répondaient. Ainsi se fit ce beau voyage, où l’une était aveugle, l’autre comme un mirage. Ainsi coula doucement le temps, entre peur et espoir, brume et néant.
A l’incessante question, Plume-De-Nuit sans cesse répond :
- Garde le sourire, écoute ton cœur. Après chaque nuit apparaît une lueur. Tous les jours se lève le soleil faisant passer du rêve à l’éveil. Vers l’Est oriente tes ailes, Plume-De-Neige, Amour éternel.
(Source)
Thrylas eut un sourire suivit d'un bref soupir narquois. Il referma le livre qu'il lisait à mi-voix et souffla la bougie lorsqu'une paire de serres vint se poser sur son épaule. Sans surprise, il leva le nez vers la lune, les prunelles pétillantes bien qu'il était étreint d'ennuis.
- Les bestioles..., soupira-t-il, on arrive à en dire de jolies choses non ?
Mais le corbeau ne répondit rien, et parut simplement attendre.
- Tu aurai pu me rapporter un morceau de fromage, ingrat.
Cette fois-ci, l'énorme et singulier volatile pencha la tête dans la direction du voleur, et dans ses iris d'or pouvaient se lire l’incompréhension et une rancœur, sans que lui-même ne sache pourquoi.
- Laisse tomber, susurra Thrylas en se calant un peu plus contre la pierre, prit d'un frisson alimenté par l'air nocturne. Je suppose que tu n'as pas de nouvelles pour moi ?
L'oiseau répondit encore par son silence et son indifférence. Ce dernier était d'un gabarit anormalement développé par rapport à la moyenne de ceux de son espèce, et par la puissance de ses ailes, si il le désirait, il aurait très bien pu soulever le renard pris dans ses serres plus grandes que des mains d'elfe. L'un de ses yeux manquait, l'autre étincelait d'une couleur d'or liquide à faire pâlir d'envie les briguants de tout Azeroth. Le plumage de sa tête était irrégulier et long, donnant l'illusion d'une paire d'oreille, et des jets en cuir avaient été noués à ses pattes.
- Va-t-en, si tu n'es pas utile ce soir. grogna Thrylas comme subitement agacé par la présence du volatile noir. Retourne donc faire ce pour quoi on t'as laissé en vie...
L’éclair bleu-nuit traverse l’horizon. Mais mieux ne pas s’attacher à cette fugace apparition.
Plume-De-Nuit guide vers la sortie les âmes qui errent et restent comme sans vie. Ici tout est déformé par l’atrophie des sens. Celui qui ne connaît pas son chemin ne voit rien alors qu’il y a tout, les bruits les plus doux semblent des attaques d’invisibles ennemis, les odeurs sont flairées avec méfiance.
Plume-De-Nuit se défie de cette ambiance. C’est pour lui devenu familier et il n’éprouve aucune peine à dans ces lieux évoluer.
Au cours d’une de ses traversées, dans les froides vapeurs, Plume-De-Nuit sentit une caresse, un frôlement. Tournant la tête, il vit par-dessus son bec une esquisse nacrée. Elle flottait à ses côtés, perdue dans les courants aériens.
- Bonjour Heureux visiteur, je suis Plume-De-Nuit. Et toi, quel est ton nom ? S’enquit l’oiseau au noir vêtement.
- Je ne sais plus vraiment, lui répondit l’être blanc.
- Alors je te nommerai Plume-De-Neige, Larme-De-Lune, Âme-De-Brume ou encore Sourire-Solaire, croassa le Charon des airs. Tu es la bienvenue. N’aie pas peur, tu n’es pas perdue. Suis-moi et je te montrerai le chemin pour qu’à l’aube tu retrouves les tiens. Dis-moi simplement d’où tu viens.
Après un moment d’hésitation, l’oiseau à l’étincelant plastron soupira : « je viens de Hurlevent je crois ».
Un long silence naquit entre eux qui en dit long sur leurs vœux. L’une voulait rentrer chez elle après un long voyage, ayant fait cette rencontre elle reprenait courage. L’autre également regagnait sa demeure, et en route il sentit battre son cœur.
Bien peu de mots furent échangés. Aux interrogations, seuls des sourires répondaient. Ainsi se fit ce beau voyage, où l’une était aveugle, l’autre comme un mirage. Ainsi coula doucement le temps, entre peur et espoir, brume et néant.
A l’incessante question, Plume-De-Nuit sans cesse répond :
- Garde le sourire, écoute ton cœur. Après chaque nuit apparaît une lueur. Tous les jours se lève le soleil faisant passer du rêve à l’éveil. Vers l’Est oriente tes ailes, Plume-De-Neige, Amour éternel.
(Source)
Thrylas eut un sourire suivit d'un bref soupir narquois. Il referma le livre qu'il lisait à mi-voix et souffla la bougie lorsqu'une paire de serres vint se poser sur son épaule. Sans surprise, il leva le nez vers la lune, les prunelles pétillantes bien qu'il était étreint d'ennuis.
- Les bestioles..., soupira-t-il, on arrive à en dire de jolies choses non ?
Mais le corbeau ne répondit rien, et parut simplement attendre.
- Tu aurai pu me rapporter un morceau de fromage, ingrat.
Cette fois-ci, l'énorme et singulier volatile pencha la tête dans la direction du voleur, et dans ses iris d'or pouvaient se lire l’incompréhension et une rancœur, sans que lui-même ne sache pourquoi.
- Laisse tomber, susurra Thrylas en se calant un peu plus contre la pierre, prit d'un frisson alimenté par l'air nocturne. Je suppose que tu n'as pas de nouvelles pour moi ?
L'oiseau répondit encore par son silence et son indifférence. Ce dernier était d'un gabarit anormalement développé par rapport à la moyenne de ceux de son espèce, et par la puissance de ses ailes, si il le désirait, il aurait très bien pu soulever le renard pris dans ses serres plus grandes que des mains d'elfe. L'un de ses yeux manquait, l'autre étincelait d'une couleur d'or liquide à faire pâlir d'envie les briguants de tout Azeroth. Le plumage de sa tête était irrégulier et long, donnant l'illusion d'une paire d'oreille, et des jets en cuir avaient été noués à ses pattes.
- Va-t-en, si tu n'es pas utile ce soir. grogna Thrylas comme subitement agacé par la présence du volatile noir. Retourne donc faire ce pour quoi on t'as laissé en vie...

Thrylas- Messages: 54
Date d'inscription: 15/12/2010
Re: [Andorhal] La tour de guet
J'étais de passage, j'avais que ça à faire, les pattes vides de nouvelles qu'ils auraient pu ignorer. Peut-être qu'en me pointant on m'aurait donné quelque chose à faire, mais ceux que j'étais venu voir n'étaient pas encore rentrés. Je m'étais donc endormis, force d'attente, sous les planches d'un bâtiment en chantier lorsque j'ai entendu des bruit venant de l'auberge en face, leur QG comme ils disent. Sans bruit j'ai avancé pour me glisser à l'intérieur, et il y avait là un gobelin qui avait escaladé un gros lustre pour piquer un somme, ni vu ni connu. Une énorme araignée jaune et brune attendait en bas, j'ai supposé qu'elle était sa compagne d'armes. Le gobelin m'amusait curieusement, et, l'endroit plutôt calme, je me suis dis... pourquoi pas tenter une approche pour voir ?
J'ai pas toujours été très futé, et j'oublie parfois que mes traits raciaux ne sont pas appréciés par tout le monde. Un chasseur, ça aime les bestioles, peut-être qu'un gros chat noir...
Décidément, non, je suis vraiment stupide, ça fais des mois que je ne réfléchi plus en fait, alors je dois avoir une partie du cerveau atrophiée. Le gobelin n'a pas aimé ma présence et m'a chassé. Je suis donc retourné attendre en haut d'un échafaud en faisant, lassé, sauter une vieille pièce en argent dans ma main, et guettait l'arrivée de ceux que j'étais venu voir. Mais le petit être vert en avait décidé autrement, on a jouer au chat et à la souris un bout de temps. Ceci dit, je n'ai pas tout à fait compris ce qu'il me voulait. Il faisait beaucoup de gestes, parlait le débile, j'ai rien compris, mais il était marrant quand même. Il s'est fichu en calbute, j'ai cru qu'il me proposait des choses étranges, j'ai ronronné pour voir, mais je crois qu'il n'a pas aimé non plus.
Les gobelins, j'y comprend vraiment rien...
Il est même devenu grossier, je crois, et m'a suivit jusque dans les ruines où j'ai tenté de fuir, parce que à force, les nécrogardes allaient vraiment me fichent la main dessus. Aussi touchant et drôle qu'il était, il a vite fait eut de m'agacer, et mes grognements n'y changèrent rien. Alors que j'eus compris qu'il voulait que je l'attaque -si j'ai tout suivit à force- et que je me suis retourné pour lui coller ma patte dans son nez histoire de lui faire comprendre mon énervement, j'ai sentis quelque chose passé près de moi. Je cru voir une ombre...
Ca puais... J'ai préféré partir pour de bon avant que je ne sais qui me tombe dessus. Le gobelin jouait les appâts ? Ca m'apprendra à faire le mariole, mais ceci dit le gobelin n'étais pas mieux, à me suivre sur un drake peint en noir, à me chercher, alors que j'avais pas envie de le tuer. C'est vrai quoi !
Je reviendrai pour faire mon taf, essayer d'être social c'est vraiment pas mon truc, surtout dans une base armée de la Horde...
J'ai pas toujours été très futé, et j'oublie parfois que mes traits raciaux ne sont pas appréciés par tout le monde. Un chasseur, ça aime les bestioles, peut-être qu'un gros chat noir...
Décidément, non, je suis vraiment stupide, ça fais des mois que je ne réfléchi plus en fait, alors je dois avoir une partie du cerveau atrophiée. Le gobelin n'a pas aimé ma présence et m'a chassé. Je suis donc retourné attendre en haut d'un échafaud en faisant, lassé, sauter une vieille pièce en argent dans ma main, et guettait l'arrivée de ceux que j'étais venu voir. Mais le petit être vert en avait décidé autrement, on a jouer au chat et à la souris un bout de temps. Ceci dit, je n'ai pas tout à fait compris ce qu'il me voulait. Il faisait beaucoup de gestes, parlait le débile, j'ai rien compris, mais il était marrant quand même. Il s'est fichu en calbute, j'ai cru qu'il me proposait des choses étranges, j'ai ronronné pour voir, mais je crois qu'il n'a pas aimé non plus.
Les gobelins, j'y comprend vraiment rien...
Il est même devenu grossier, je crois, et m'a suivit jusque dans les ruines où j'ai tenté de fuir, parce que à force, les nécrogardes allaient vraiment me fichent la main dessus. Aussi touchant et drôle qu'il était, il a vite fait eut de m'agacer, et mes grognements n'y changèrent rien. Alors que j'eus compris qu'il voulait que je l'attaque -si j'ai tout suivit à force- et que je me suis retourné pour lui coller ma patte dans son nez histoire de lui faire comprendre mon énervement, j'ai sentis quelque chose passé près de moi. Je cru voir une ombre...
Ca puais... J'ai préféré partir pour de bon avant que je ne sais qui me tombe dessus. Le gobelin jouait les appâts ? Ca m'apprendra à faire le mariole, mais ceci dit le gobelin n'étais pas mieux, à me suivre sur un drake peint en noir, à me chercher, alors que j'avais pas envie de le tuer. C'est vrai quoi !
Je reviendrai pour faire mon taf, essayer d'être social c'est vraiment pas mon truc, surtout dans une base armée de la Horde...

Le scrutateur- Messages: 2
Date d'inscription: 16/01/2012
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